6ᵉ dimanche de Pâques (A)

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  • Dernière modification de la publication :10 mai 2026

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Homélie du Père Emmanuel-Marie :

Jésus insiste à plusieurs reprises dans l’Évangile, pour nous dire que si nous voulons l’aimer, nous devons être fidèles à ses commandements. Ça ne devrait pas être difficile puisque ce que Dieu nous commande sert notre bonheur. Pourtant, nous ressentons souvent cette obéissance comme une contrainte, pour deux raisons : nous sommes des êtres blessés depuis la chute originelle, ce qui fait que notre volonté de bien faire est affaiblie, et notre conscience obscurcie : « je ne fais pas le bien que je voudrais faire et je fais le mal que je ne voudrais pas faire ». (Rm 7, 19) La 2ᵉ raison, c’est que l’esprit du monde qui imprègne nos sociétés, combat l’esprit de Jésus, « parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ».

Il faut donc se faire violence pour lutter contre sa faiblesse et contre l’esprit du monde. Nous avons besoin pour cela du Saint-Esprit, qui est l’Esprit de Jésus qui veut vivre en nous. Pour le recevoir, je dois me convaincre que je suis malade, et que j’ai besoin de guérison ; que je suis faible et que c’est Lui qui me rend fort ; que sans Dieu, je suis perdu, que c’est Lui qui me sauve. Et quelle belle promesse est faite à ceux qui mettent leur confiance en Lui ! : « Celui qui m’aime, sera aimé de mon Père et de moi ; et je me manifesterai à lui … ». Il promet de nous visiter par son Saint-Esprit, le 2d Paraclet, le Défenseur, le Consolateur, l’Avocat, l’Assistant. Que peut-on espérer de mieux que d’avoir Dieu comme assistant !

Jésus prépare ses disciples à son Ascension prochaine, qui va le faire disparaître de l’univers visible, mais sans pour autant se soustraire au monde. Il leur annonce la venue du Saint-Esprit dont la mission est de prolonger de manière invisible Sa Présence, avec une efficacité accrue, car l’Esprit de Jésus va se transmettre comme un feu, d’un cœur à l’autre. Quand le feu prend, tout s’enflamme très vite !

« Le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivants ». C’est bien ce qui se passe à la messe : nous le voyons vivant dans les mains du prêtre, sous l’apparence du pain et du vin consacrés, mais le monde ne le voit pas. Beaucoup de personnes passent dans cette église, mais un tout petit nombre seulement le voit dans le tabernacle ou dans le Saint Sacrement exposé…. Ceux qui le voient et l’adorent dans l’Eucharistie, savent qu’un jour, ils le verront dans sa gloire de ressuscité. Plus nous nous exerçons à le voir avec les yeux de la foi, dans sa Parole, dans l’hostie, ainsi que dans le pauvre, l’affligé, mieux, nous nous préparons au Grand Jour où il se montrera pour notre plus grande joie. Mais cela ne peut pas être notre œuvre, c’est l’œuvre du Saint-Esprit. Appelons-le et soyons proches de son Épouse Marie, pour l’attirer en nos cœurs et veiller à ne pas le contrister, mais à chercher à lui plaire en toute chose. Amen