29ᵉ dimanche du temps ordinaire (A)

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2026 10 18 OIP

Homélie du Père Emmanuel-Marie :

« Est-il permis oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? ». À travers cette question, les pharisiens et les hérodiens tendent un piège à Jésus, pour l’obliger à se positionner, soit en ennemi des romains, soit en ennemi du peuple. Derrière ce calcul sournois, il y a évidemment la marque du démon accusateur et diviseur. Mais Jésus n’est pas dupe : « hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? ». Et il va les confondre, en les prenant à leur propre piège. Il leur fait tirer de leur poche un denier. Or sur cette pièce, il y a l’effigie de l’empereur avec la mention : « Tibère, divin César »… ce qui pour un juif religieux est un affreux blasphème. Donc, il révèle leur fausseté, leur hypocrisie.

Il leur dit : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Autrement dit : soyez dociles aux lois qui régissent la vie en société, aussi imparfaite qu’elle puisse être, et montrez du détachement par rapport à l’argent et aux biens de ce monde. En revanche, veillez à ce que soit rendu à Dieu ce qui lui est dû. Ce que nous devons à Dieu, c’est notre obéissance à sa loi d’amour. Amour envers Dieu, amour envers le prochain, en commençant par le plus petit, le plus faible, le plus vulnérable, à savoir : le tout petit dans le sein de sa mère ou le vieillard en fin de vie. L’homme, comme la société, a le devoir de les protéger, en regardant la vie comme un don, non comme une réalité que l’on veut maîtriser et contrôler.

Cette loi de Dieu est inscrite en tout homme. Croyant ou non. Respecter sa conscience, c’est respecter le Créateur et la dignité humaine, inséparablement. Malheureusement, la conscience peut être obscurcie par l’orgueil et l’amour de l’Argent, et alors la loi de Dieu qui devient gênante, est remplacée par une culture de la mort qui ne dit pas son nom, mais qui ne respecte plus l’homme, ni dans son ADN qui le fait homme ou femme, ni dans son cycle naturel de vie en précipitant sa mort. Que la Vierge Marie nous préserve de l’erreur qui s’installe dans notre société occidentale particulièrement ; qu’elle nous donne la force missionnaire de ne pas rougir de sa Parole face au monde, mais que notre foi soit active, comme le dit st Paul aux thessaloniciens, que notre espérance tienne bon, que notre charité se donne de la peine, en rendant à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, c’est-à-dire en étant détaché des biens qui passent, et attaché à Dieu comme notre seul Bien, Lui qui appelle chacun par son nom, et qui nous donne tout : la vie, le mouvement et l’être. Amen