Veillée de Noël et Noël (A)

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  • Dernière modification de la publication :4 janvier 2026

2025 12 25 OIP

Homélie du Père Emmanuel-Marie :

En cette nuit de Noël, Dieu se révèle sous la tendre apparence d’un tout-petit enfant. Grâce à l’intuition de saint François, une tradition s’est perpétuée dans le peuple chrétien, celle de la crèche à laquelle même les chrétiens non pratiquants sont attachés. La crèche ne dérange que ceux qui sont en guerre contre Dieu et contre l’homme. Les Antichrists d’aujourd’hui. La crèche évoque un Dieu qui fait sauter les barrières et les distances, un Dieu qui n’inspire que la confiance et la proximité à l’égard de tous, en commençant par les plus marginalisés, c’est-à-dire les pécheurs, les pauvres et les petits : Il est vraiment l’« Emmanuel », Dieu avec nous.

Noël, c’est la révélation du Dieu d’Amour : Le Tout-Puissant n’a besoin ni d’armes, ni de démonstration de force pour régner, car c’est le cœur de l’homme qu’Il veut conquérir et non un territoire ; Dieu est venu dans le monde comme un petit enfant vulnérable, pour nous vaincre, c’est-à-dire vaincre l’orgueil, la violence, et l’égoïsme qui nous habitent depuis le péché de nos premiers parents. Seul l’Amour peut conquérir les cœurs, en faisant renaître la confiance perdue. Dieu s’est fait petit enfant pour nous pour que nous devenions des petits enfants pour Lui, pour son Royaume, pour sa gloire, et pour notre bonheur, puisqu’Il nous a fait pour Lui.

Celui qui ne comprend pas le mystère de Noël ne peut pas comprendre la clé de notre existence. Celui qui accueille Jésus avec le cœur d’un petit enfant entrera dans le royaume des cieux car il a la clé de la vie éternelle, cette clé que St François a voulu rappeler à la chrétienté de son époque et que l’Église a su perpétuer, jusqu’aujourd’hui. Prions Dieu de nous accorder cette simplicité de le reconnaître dans l’Enfant de la crèche. Et, ne quittons pas cette église, sans prendre un moment pour le contempler et l’adorer. Disons-lui : « Enfant Jésus, Tendresse du Père, j’ai confiance en ta miséricordieuse bonté. »